Qu’est-ce que l’innovation ?

Le terme d’innovation recoupe des sens différents et est souvent mal comprise. Selon le dictionnaire, l’innovation est « l’action d’innover, le résultat de cette action, chose nouvelle (changement, création, nouveau, nouveauté, inconnu, inédit, découverte, invention) ». Ses opposés sont « l’archaïsme, la routine, la tradition » (Robert, 2002). De son côté le verbre « innover » renvoie au terme de de changement, d’invention. Il s’oppose au fait de « conserver, copier et imiter ». Ainsi ce qui est innovant c’est qui apporterait un changement, de la nouveauté. Mais qu’en est-il plus précisément ? Quelles sont en détails les différences entre nouveauté, découverte, invention, créativité et innovation ?

La nouveauté

Nous avons pour habitude de prêter un sens relativement proche aux acceptions d’innovation et de nouveauté. Beaucoup ont tendance dans ce sens à penser que quelque chose est innovant parce qu’il est nouveau ou neuf. Si une innovation possède en effet un caractère de nouveauté par rapport à un état donnée, la nouveauté au contraire n’est pas forcement innovante. La mode se base sur l’effet de nouveauté, ce qui n’implique pas que cette nouvelle manière de s’habiller ou de penser soit neuve. Le concept de nouveauté est essentiel tout en étant trop vague et vague pour définir clairement l’innovation.

La découverte

On entend par découverte l’idée de mettre à jour un phénomène de manière scientifique. Or ce phénomène existait avant qu’il soit découvert. Par exemple la théorie de l’attraction universelle découverte par Isaac Newton existait quand les Egyptiens ont construit les pyramides environ 2500 ans av. J.-C., ses principes étaient acceptés pour pouvoir ériger de tel monument sans qu’ils ne s’effondrent, mais la loi en tant que tel n’avait pas été formalisé et découverte. De même la découverte des Indes ou des Amériques a seulement permis à certains de se rendre compte de l’existence de quelque chose qui était déjà là.

Le traité de Genève concernant l’enregistrement international des découvertes scientifiques (adopté à Genève le 3 mars 1978) définit les inventions scientifiques comme « la reconnaissance de phénomènes, propriétés ou lois de l’univers physique qui jusqu’à présent n’avaient pas été reconnus et susceptibles de vérification » (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, 1978). Ainsi les découvertes scientifiques révèlent que ce qui existe déjà, par opposition à l’invention ou ce qui est produit n’existait pas avant.

L’invention

Si la découverte ne créée rien de nouveau mais décèle ce qui était encore inconnu, l’invention quand à elle produit quelque chose qui était inexistant jusqu’alors. Elle peut être une méthode, une technique ou encore un moyen qui répond à une problématique donnée.

Nous pouvons voir que l’invention est un concept distinct de l’innovation dans le sens où il ne dépend pas de sa mise en application. Une invention est une idée créative mais qui peut rester au stade embryonnaire et ne pas avoir d’application concrète. Une invention est la plupart du temps assortie d’un brevet d’invention.

L’œuvre d’art

L’œuvre d’art quand à elle se rapproche des éléments que nous venons de définir dans le sens où elle est aussi une création humaine originale. Tout comme l’invention elle n’a pas d’application concrète mais sa finalité se trouve non dans la résolution d’un problème pratique mais dans la contemplation. L’œuvre d’art est donc en dehors du champ de l’action et par définition elle n’est un moyen mais une fin en soi, c’est-à-dire qu’elle est une œuvre entant qu’elle n’est pas utile.

L’innovation

Le mot innover vient du latin innovare, qui provient étymologiquement de novus qui signifie neuf. « Innovation » provient quant à lui du mot latin innovatio, qui signifie renouvellement. Après avoir défini le sens de ces acceptions précédentes qui sont proches sémantiquement, mais distinctes, nous pouvons saisir que l’innovation est la mise en application concrète d’une invention, c’est-à-dire d’une idée créative répondant à une problématique. Ainsi toute innovation se base sur une invention, mais une invention ne donnera pas forcement lieu à une innovation. Par exemple l’invention de la valise anti-voleur en 1963 par John H.T. Rinfret, a pour principe de s’ouvrir complètement si un voleur essayer de vous arracher votre sac. Ainsi tout le contenu se retrouve sur le sol ce qui empêche le voleur à la sauvette de s’en emparer. Cette idée créative répond à une problématique mais elle ne trouva pas d’application concrète.

Exemple du passage entre découverte, invention et innovation

Le laser de son côté a été conceptualisé et décrit par Albert Einstein en 1917 puis en 1950 par Alfred Kastler. Il s’agit d’une découverte scientifique. Le premier maser (maser au gaz ammoniac) est conçu ensuite par J. P. Gordon, H. J. Zeiger et Ch. H. Townes en 1958. Nous sommes passés au stade de l’invention. Cette invention a été améliorée et modifié par la suite. Ce n’est qu’en 1965 que le laser devient une innovation quand il est utilisé pour usiner un perçage dans du diamant avec un laser à rubis (cette tâche qui nécessitait 24h a donc été faite en 15 minutes grâce au laser). Depuis les applications sont extrêmement variées de l’utilisation des disques et cd-rom laser à la production industrielle dans le micro-usinage pour ne citer que ceux-là. Cependant toutes les inventions ne découlent pas de découvertes scientifiques, comme dans cet exemple.

Dans ce sens on peut voir que l’innovation est le cycle final d’application des idées créatives, quand elle trouve un usage. La question de l’usage est un point essentiel pour expliquer l’idée de mise en application d’une idée.

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L’innovation comme créativité ou nouveauté

Pourquoi innover en communication ?

Le public est récepteur d’une multitude de messages produits par des communicants. Qu’ils soient commerciaux, événementiels, de sensibilisation ou de divertissement, c’est messages participent à l’infobésité – la surcharge informationnelle. Il est donc nécessaire d’être créatif pour capter l’attention du public, en particulier en terme de Communication pour le Changement des Comportement (CCC).