Ressources

Si l’information et les connaissances sont des éléments centraux de la démocratie, elles sont les conditions du développement.

Kofi Annan, Secrétaire général de l’ONU, dans une allocution à la Conférence de la Banque mondiale, ’Global Knowledge’ (1997)

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Définitions

Congrès mondial sur la communication pour le développement (Rome, 2006)

La communication pour le développement est un processus social axé sur le dialogue et ayant recours à un large éventail d’outils et de méthodes. L’objectif est de chercher à apporter des changements à différents niveaux, tels que l’écoute, la relation de confiance, le partage des connaissances et des compétences, l’application de politiques, le débat et l’apprentissage de changements importants et durables. Il ne s’agit aucunement de déployer des campagnes de relations publiques ou de communication institutionnelle.

Définition de la FAO (Food and Agriculture Organisation)

La communication pour le développement comprend de nombreux médias et approches -médias populaires et groupements sociaux traditionnels, radio rurale pour le développement communautaire, modules vidéo et multimédia pour la formation des agriculteurs, et l’Internet pour raccorder les chercheurs, les éducateurs, les vulgarisateurs et les groupements de producteurs entre eux ainsi qu’aux sources d’information mondiales. Que les villages soient raccordés au monde externe par des réseaux modernes de télécommunications, apprennent les soins de santé à partir de dictons et de chants populaires ou écoutent les émissions de radio sur les meilleures pratiques agricoles, les processus sont les mêmes - les gens communiquent et apprennent ensemble.

Définition de la Fondation Charles Leopold Mayer

« Les technologies de la communication sont tout sauf neutres. Elles influencent les relations sociales, les anticipent, les modèrent » Michel Sauquet Le développement économique et social des zones les moins nanties de la planète suppose entre autres facteurs des démarches et des techniques de communication, traditionnelles ou modernes, permettant : 1. l’expression des logiques, des savoir-faire et des besoins des populations concernées ; 2. l’échange et le transfert de méthodologies et de technologies. A la base de la réflexion sur la communication pour le développement à la fondation, une préoccupation : comment les « sans voix » et les groupes marginalisés peuvent-ils utiliser la communication pour se faire entendre et acquérir un certain pouvoir ? Pour la Fondation, la communication est définie comme « un ensemble de pratiques sociales diversifiées, une constellation de processus sociaux (1) ». Il s’agit d’un « processus multiforme qui ne saurait se résumer aux fameuses NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) et qui englobe également une multitude de pratiques populaires […] par lesquelles les groupes sociaux […] s’efforcent de se faire entendre, d’être reconnus comme interlocuteurs, de faire avancer la démocratie au niveau local comme au niveau national ».

Définition du CSCC (Communication for Social Change Consortium)

Communication pour le changement social est défini comme un processus de dialogue public et privé à travers lequel les populations définissent qui elles sont, ce qu’elles veulent et comment elles peuvent l’obtenir. Le changement social est un changement dans la vie des populations défini par elles-mêmes. Ce travail cherche particulièrement à amélioré la vie de ceux qui sont marginalisés politiquement et économiquement selon des principes de tolérance, d’auto-détermination, d’équité de justice sociale et de participation active pour tous.