Ressources

Ceux qui n’ont pas de voix possèdent la voix la plus puissante, mais depuis des siècles, ils sont condamnés au silence et donnent parfois le sentiment de s’y être habitués.

Eduardo Galeano

Vous êtes ici : Actualités > Une radio communautaire sur téléphone portable

Une radio communautaire sur téléphone portable

Un article de Sherna Gandhy lu dans la base de données DPH (http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dp...) relate une expérience intéressant de radio communautaire diffusée par téléphone portable en Inde. En voici un extrait : « Tout citoyen de ce pays a le droit d’être entendu. Mais que se passe-t-il quand vous vivez dans une région où aucun média traditionnel ne prend la peine de venir et quand vous parlez une langue qu’aucun média ne connaît ni ne comprend ? CGNet Swara utilise la technologie des téléphones mobiles pour briser le mur du silence dans les régions tribales du Chhattisgarh. Les jeunes « branchés » considèrent sans doute le téléphone mobile comme un accessoire de mode et l’utilisent pour papoter sans fin avec des amis. Mais dans la zone tribale du Chhattisgarh, cette technologie est utilisée de manière très différente et bien plus réfléchie. L’une des principales difficultés dans l’obtention d’informations en provenance des nombreuses régions isolées du pays est que les médias traditionnels montrent peu d’intérêt pour ces régions et, comme c’est le cas pour les zones tribales du Chhattisgarh, il n’existe aucune publication, chaîne de télévision ou radio dans la langue locale. Même la radio publique All India Radio ne diffuse dans aucune langue tribale, pas même en Gondi qui compte pourtant 2,7 millions de locuteurs dans la région. Dans ce contexte il est difficile d’avoir des nouvelles de et sur la population locale. CGNet Swara a trouvé une manière simple mais nouvelle de résoudre ce problème. Faire parler la population locale, journalistes-citoyens en puissance, de leurs problèmes et des sujets qui les intéressent et écouter ce que d’autres ont à dire, via les téléphones portables qui ont un taux de 50 à 60 % de pénétration dans le pays... »